
Il existe une erreur d’analyse persistante sur le système algérien. On le décrit souvent comme un régime postcolonial défaillant, autoritaire par inertie, corrompu par accident, brutal par défaut. C’est faux. Le système algérien n’est pas une anomalie historique. Il est, au contraire, l’aboutissement d’une compréhension fine, méthodique et assumée de la logique coloniale. Une logique qu’il ne subit plus, mais qu’il applique avec une redoutable efficacité.