Il existe parfois, au détour d’une rentrée littéraire saturée de titres, un livre qui choisit une autre trajectoire : celle de la fable, de la ferveur, de la lumière. La femme qui inventa l’amour appartient à cette catégorie rare.
Il est des livres qui ressemblent à des sources d’eau claire dans un désert de confusion. Ils ne se contentent pas de dire : ils irriguent. Ils ne se bornent pas à exposer des arguments : ils ouvrent des chemins. Ainsi du texte de Mohamed Sifaoui, mince par son volume, mais vaste par la lumière qu’il projette.
Face au brouillard institutionnel et à la dérive autoritaire en Algérie, la parole de Saïd Sadi, lucide et méthodique, dérange. Parce qu’elle nomme les choses, elle est ciblée. Parce qu’elle éclaire, elle est salie. Il est urgent de rappeler que ceux qui dénoncent l’oppression ne sont pas les ennemis du peuple, mais ses ultimes défenseurs.
Il est des livres qu’on referme avec un sentiment de clarté retrouvée. France-Algérie, le double aveuglement de Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France à Alger, est de ceux-là. Non seulement parce qu’il donne à comprendre, mais surtout parce qu’il ose nommer.
“Quel pays n'a pas de vieux démons dans ses vieilles caves, quel pays n'a pas ses marchands d'armes et de rêves d'éternité, quel peuple n'a pas dans ses os deux trois gènes cabossés par l'histoire ?” Boualem Sansal, Le village de l'Allemand ou le journal des frères Schiller
Dans le fracas de cette douleur partagée, nos cœurs battent au rythme brisé de Gaza. Les mères palestiniennes versent des larmes salées qui coulent jusqu’en Méditerranée, et chaque tombe creusée résonne comme un cri universel.
Il est des artistes dont la voix ne se contente pas de réciter, mais qui sculpte le silence, habite les interstices du réel et nous offre, par leur simple présence, des échappées vers l’invisible. Véronique Perrault est de celles-là.
Il s’appelle Mohamed. Mohamed Tadjadit. Il a dans les yeux la poussière des révoltes et sur la langue des mots qui brûlent comme du sel jeté sur les plaies du pays.
Cela faisait des années que j’en rêvais. Cette fois, c’était la bonne. Pour la première fois, j’ai enfin assisté à un carnaval belge et c’était celui de Nivelles, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attente en valait la peine. Oui, cela faisait des années que je rêvais d’y assister.