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GIE Monétique: lancement de l’interopérabilité des paiements mobiles au cours de l’année 2024

ALGER - Le projet d'interopérabilité entre les différents acteurs du paiement mobile, un mode qui permet d'effectuer des transactions à partir des smartphones, connait un avancement "acceptable" et sera opérationnel durant l'année en cours, a indiqué l'administratrice du Groupement d'intérêt économique de la monétique (GIE monétique), Assia Benchabla Queiroz. "On est pas mal avancé dans le déploiement du paiement mobile (m-paiement). Le GIE monétique a spécifié son schéma de fonctionnement et chaque banque est appelée à acquérir sa propre solution. Pour l'interopérabilité, elles doivent se connecter au switch qui est actuellement en phase d'implémentation", a déclaré à l'APS Mme Benchabla. En monétique, un switch est un commutateur qui sert à gérer le flux des paiements mobiles à travers une plateforme qui connecte toutes les solutions (applications) dédiées à ce mode de paiement et assurer leur interopérabilité. Disponibles ces dernières années au niveau de deux banques ainsi qu'à Algérie poste, les solutions du paiement mobile en Algérie ne sont utilisables actuellement qu'entre les clients de la même banque, mais avec le lancement de l'interopérabilité, les transactions peuvent s'effecteur même si la banque de l'émetteur (le payeur) est différente de celle du bénéficiaire. Cela permettra de généraliser l'utilisation du m-paiement, utilisé notamment pour régler les achats via le code QR et effectuer les transferts de compte à compte. Selon l'administratrice de GIE monétique, la Société d'automatisation des transactions interbancaires et monétiques (Satim) a déjà acquis la solution assurant l'interbancarité des paiements, et qui sera mise en service cette année. Outre le m-paiement, la priorité de GIE monétique pour cette année est la généralisation du paiement par carte "sans contact" a souligné Mme Benchabla, qui relève l'importance de ce moyen moderne pour rendre encore plus pratiques les transactions et achats via les Terminaux de paiement électronique (TPE). Le paiement sans contact permet d'effectuer rapidement des achats chez un commerçant équipé d'un TPE, sans avoir à insérer la carte dans le terminal ni à composer son code confidentiel, mais juste en rapprochant la carte du TPE. "Le GIE monétique a terminé la mise à niveau du parc de TPE composé de quelques 54.000 appareils, pour qu'ils acceptent les nouvelles cartes dotées de la fonctionnalité sans contact", a avancé la même responsable, tout en soulignant que les paiements par carte "sans contact", déjà opérationnels depuis quelques mois, sont plafonnés à 1.500 DA dans une première phase. Selon les données de GIE monétique, organe de régulation chargé du système monétique national, le nombre de cartes interbancaires en circulation a dépassé 16,8 millions de cartes à fin février dernier. Les transactions via la carte Visa seront traitées en Algérie Par ailleurs, le GIE monétique s'attèle à faire certifier la Satim auprès de la compagnie internationale de paiement Visa ce qui donnera la possibilité à l'opérateur algérien de traiter à son niveau les opérations effectuées via les cartes relevant de cette compagnie. La Satim a déjà obtenu la certification auprès de l'opérateur Mastercard lui permettant de traiter les opérations monétiques sans avoir à recourir aux centres de traitement étrangers. Elle assure aussi la personnalisation des cartes Mastercard localement. "Avec Visa, la certification de la Satim prendra de huit à dix mois. Une fois certifiée, toute l'activité des banques à l'international sera rapatriée à la Satim, et les traitements se feront localement", a précisé Mme Benchabla. Concernant les efforts de promotion de la monétique par la généralisation des moyens de paiement électronique, l'administratrice du GIE Monétique s'est félicitée de l'amélioration "notable" réalisée notamment au niveau des entreprises et organismes de service public, avec l'intégration récente de l'AADL, des OPGI, des directions générales des impôts, des douanes et des domaines, des théâtres et des musées, des Entreprises de gestion touristiques (EGT), des entreprises de transport dont l'ETUSA, la SNTF, l'ENTMV, et SOGRAL.
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Education: conférence nationale pour l’évaluation de la gestion du 3e trimestre de l’année scolaire

ALGER - Le ministre de l'Education nationale, Abdelhakim Belaabed, a présidé par visioconférence une conférence nationale consacrée au suivi de l'évaluation des opérations de gestion du troisième trimestre de l'année scolaire 2023/2024 et à la formulation d'orientations et d'instructions générales, indique mardi un communiqué du ministère. En prévision du retour aux heures normales de cours après l'Aïd El-Fitr, M. Belaabed a souligné, lors de cette conférence tenue lundi soir, la "nécessité d'assurer la restauration dans les établissements scolaires dès le premier jour", chargeant l'Inspection générale du ministère de "suivre l'opération". Le ministre a également insisté sur la nécessité de s'assurer de la mise à jour de l'ensemble des données saisies sur le système d'information via la plateforme numérique du ministère de l'Education nationale. Il a aussi suivi "la réalisation des opérations programmées, wilaya par wilaya", selon la même source. Les travaux de cette conférence ont vu la participation de cadres de l'administration centrale, des directeurs de l'éducation, du directeur de l'Office national des examens et concours (ONEC) et du directeur de l'Office national d'enseignement et de formation à distance (ONEFD).
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La prochaine rentrée scolaire sera entièrement numérique

MOSTAGANEM - Le ministre de l'Education nationale, Abdelhakim Belaabed a annoncé, lundi à Mostaganem que la prochaine rentrée scolaire 2024-2025 sera "entièrement numérique". Lors d’un point de presse en marge d'une visite de travail dans la wilaya, M Belaabed a souligné que "la prochaine rentrée scolaire se déroulera dans un paysage numérique sans précédent, après la numérisation de toutes les opérations pédagogiques, éducatives, administratives et organisationnelles dans le secteur éducatif ", qui s’achèvera en juin prochain. Le ministre a ajouté: "Nous sommes désormais sur le point d'atteindre le tout numérique dans ce secteur, en application des instructions du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, concernant la nécessité d'achever toutes les opérations numériques avant la fin du premier semestre de l'année en cours". Selon M. Belaabed, "ces opérations concernent l'inscription à distance, notamment pour la première année de l'école primaire, qui sera lancée le 2 mai prochain, l’orientation, les mécanismes et autres programmes, qui seront bientôt annoncés". S’agissant de l'inscription à distance pour la première année de l'école primaire, le ministre a déclaré que "cette rentrée scolaire se fera sans papier, à distance et sans les déplacements à l'établissement scolaire", soulignant "la disponibilité du secteur à faire de cette opération un succès", ce qui permettra une bonne répartition des élèves, la maitrise des effectifs, un travail organisé et en tout confort avant la rentrée officielle". La prochaine rentrée scolaire comprendra également la mise en œuvre et la concrétisation du projet de réduction des méthodologies et des programmes scolaires, et le début se fera dès la première étape de l'enseignement primaire, soit la première et la deuxième année, a ajouté le ministre. M. Belaabed a poursuivi que "l’accès à cette étape se fera avec des programmes allégés, en réduisant certaines matières, les reporter à des niveaux autres sans toucher aux matières liées à l’identité nationale, dont l’éducation islamique, la langue arabe qui restera pour tous les paliers et à tous les niveaux". Il a souligné que "cette réduction est soumise à des mécanismes bien étudiés et approuvés par des experts tels que le Conseil national des programmes, l'Inspection générale, les inspecteurs pédagogiques centraux et les experts qui ont contribué à construire cette approche. Ceci est la revendication pédagogique et didactique des parents et de la société". Lors de sa visite dans la wilaya de Mostaganem, M. Belaabed a inauguré un certain nombre d'établissements scolaires, en a inspecté d'autres et a posé la première pierre de structures qui renforceront le secteur lors de la prochaine rentrée scolaire.
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Météo: retour aux normales de saison à partir de mardi

ALGER - L'Office national de la météorologie (ONM) prévoit un changement de temps sur la majeure partie nord du pays, avec un retour aux normales de saison à partir de mardi. Dans une déclaration à l'APS, la responsable du centre de prévisions à l'ONM, Houaria Benrekta, a indiqué qu'"un changement de temps est prévu dans la partie nord du pays, d'abord dans les régions ouest puis celles du centre, où un temps couvert à nuageux, accompagné de pluies parfois sous forme d'orages est attendu, suivi d'une amélioration à partir de mardi en fin de journée, avec un retour aux normales de saison", précisant que "le mercure devrait afficher 20 à 21 degrés sur les régions côtières et 24 à 26 degrés sur les régions intérieures". Dans l'est du pays, "un temps couvert à nuageux localement avec de la pluie est attendu mardi en fin d'après-midi", a-t-elle ajouté. Dans le sud du pays, "le temps sera couvert généralement avec la formation de quelques cellules orageuses isolées sur la région du Hoggar et du Tassili et dans la région centrale, avec des températures de saison avoisinant les 38 degrés à Adrar et 36 à 37 degrés dans la plupart des autres régions et pouvant atteindre 41 degrés à In Guezzam", selon la même responsable. Pour le journée de mercredi, les services météorologiques "prévoient un retour à un temps stable sur la plupart des régions du nord du pays, avec un léger brouillard et quelques nuages bas et un ciel dégagé sur l'ensemble des régions du pays". "Les températures maximales seront saisonnières et varieront entre 14 et 22 degrés dans la partie nord et entre 24 et 30 degrés à Béchar et dans le nord des oasis avec un pic à 41 degrés dans l'extrême sud du pays", a précisé la responsable.
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Ouverture des travaux de la Commission intersectorielle permanente de la recherche scientifique et du développement technologique

ALGER - Le ministre de l'Education nationale, Abdelhakim Belaabed a présidé, mardi au siège du ministère, l'ouverture des travaux de la Commission intersectorielle permanente de la recherche scientifique et du développement technologique, a indiqué un communiqué du ministère. Cette commission se compose de cadres des secteurs de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que d'experts compétents, a précisé la même source. S'exprimant à cette occasion, le ministre a souligné "l'importance de cette commission dans la promotion, la coordination et l'évaluation des activités de la recherche scientifique et du développement technologique en rapport avec le secteur de l'Education nationale dans le cadre de la politique nationale de recherche scientifique". M. Belaabed a également indiqué que "la composante qualitative de ladite commission est en mesure d’appréhender les éléments de la recherche, de proposer les programmes et de généraliser les résultats de la recherche, en s'appuyant sur les fondements de l'identité nationale et le référent religieux et historique". Le ministre a, en outre, précisé que son secteur "œuvre, dans le cadre du plan d'action du Gouvernement issu du programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à soutenir l'orientation scientifique et technologique et à promouvoir cette culture auprès des élèves", à travers "le renforcement et l'élargissement de l'orientation vers les filières mathématiques et math-technique qui connaissent un engouement croissant de la part des élèves, grâce aux mécanismes adoptés pour augmenter le taux d'orientation vers ces filières et le travail de sensibilisation à l'intention des élèves et de leurs parents". Concernant la nature du travail de la commission, il a souligné qu'elle "contribuera à proposer et à étudier des sujets de recherche traitant des différentes problématiques posées au secteur de l'Education nationale dans les domaines pédagogique, organisationnel et de gestion", et dont les résultats "permettront d’améliorer la qualité de l’acte éducatif et de promouvoir la performance du système éducatif". En conclusion, M. Belaabed a exhorté "les membres de la commission intersectorielle permanente de la recherche scientifique et du développement technologique à rechercher des solutions et des propositions innovantes pour apporter une valeur ajoutée au secteur", soulignant qu'ils "recevront l'appui total dans l'accomplissement de leurs missions", conclut le communiqué.
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Béchar: Algérie Télécom fait un don d’équipements médicaux au nouvel hôpital

BECHAR - L’opérateur public de télécommunication Algérie télécom (AT) a fait don d'une unité de radiologie et d’échographie multiservices au profit du nouvel hôpital de Béchar, a-t-on appris mercredi de la direction locale opérationnelle d’AT. Cette initiative, est un apport d’AT au renforcement des moyens et équipements médicaux destinés à l’amélioration de la prise en charge des patients au niveau de cette structure hospitalière, a précisé le directeur d’AT, Moulay Kihal en marge de la cérémonie de remise de ces équipements en présence des autorités locales, cadres de l'entreprises et responsables du secteur de la Santé. "AT confirme, une fois encore, que ce geste de solidarité est une valeur sûre auprès de ses employés et bien ancré dans sa culture d’entreprise citoyenne", a souligné le même responsable. Par ailleurs, une centaine de colis alimentaires ont été distribués par la direction opérationnelle d’AT aux restaurants "Rahma" à travers la wilaya de Béni-Abbès, au titre de ses actions de solidarité en ce mois sacré du Ramadhan, a fait savoir le chargé de la communication de la direction opérationnelle, Taha Abdeldjaouad.
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Ramadhan/Accidents domestiques: l’importance de la sensibilisation mise en avant

ALGER - L'Institut national de la santé publique (INSP) a organisé, lundi à Alger, une journée d'étude et d'information sur les accidents domestiques durant le mois de Ramadan, où l'accent a été mis sur l'importance de la sensibilisation à différents niveaux afin d'éviter la survenue de ce type d'accidents. Intervenant à cette occasion, le directeur général de l'INSP, Abderrezak Bouamra, a souligné "l'importance de sensibiliser les acteurs de santé publique ainsi que les parents sur ce type d'accidents qui prend, selon lui, de l'ampleur chaque année", ajoutant que l'INSP a instauré, à cet effet, "un système de surveillance où tous les cas signalés sont enregistrés". De son côté, Mme Assia Lazazi Attig, médecin épidémiologiste à l'INSP a indiqué que l'enquête menée en 2022 chez les enfants de 0-15 ans, a démontré que "344.071 accidents ont été colligés au niveau des structures de santé ayant transmis leurs données à travers le territoire national". Elle a relevé que "la proportion des chutes est la plus élevée, avec 28,7% des cas, suivie des blessures et des brûlures cutanées avec des taux respectifs de 26,6% et 12,1%". "Les accidents par corps étranger occupent 14,2% des cas et l'ingestion de produits toxiques ou caustiques suivent avec 6,6% des cas", a-t-elle ajouté, notant que "ces chiffres ne reflètent pas totalement la réalité et ce, dû à l'instabilité des déclarations". Parmi les mesures préventives à prendre pour diminuer le nombre d'accidents, Mme Attig a proposé, pour la prévention primaire, la sensibilisation et l'information des parents à travers des méthodes audio-visuelles, des brochures et de la presse spécialisée. Elle a souligné en outre, que la prévention secondaire vise à diminuer les conséquences des accidents domestiques en apprenant à "entreprendre les bons réflexes et en impliquant le personnel médical et paramédical qui doivent collaborer avec les Centres antipoison". A ce propos, la cheffe du département antipoison par intérim, Mounia Zebiouche, a indiqué que le centre a reçu en 2023, "13.275 appels, dont 12.563 concernent les intoxications, 153 pour information et 559 pour analyse". Elle a ajouté que le Centre antipoison a enregistré pour la population pédiatrique, "8.570 cas, dont 8.172 cas d'intoxications accidentelles, 391 cas d'intoxications volontaires et 7 cas indéterminés".
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Lutte contre la tuberculose: l’importance du diagnostic précoce soulignée

ALGER - L'importance du diagnostic précoce dans la lutte contre la tuberculose a été soulignée, dimanche à Alger, par le Professeur en pneumologie, Ahmed Kadi, qui a mis en avant son rôle susceptible de contribuer à rompre la chaîne de contamination. "Si la tuberculose n'est pas une maladie évitable, la lutte contre sa propagation soulève le défi de rompre la chaîne de contamination, à travers un diagnostic précoce", a déclaré le Pr Kadi, en marge d'une rencontre de célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, organisée par la Société algérienne de Pneumologie (SAP), en collaboration avec le "CHU Issad Hassani" de Beni-Messous. Rappelant que cette pathologie "infectieuse, bactérienne et de contamination inter-humaine", Pr Kadi a insisté sur la "sensibilisation des malades pour se faire diagnostiquer dès l'apparition des symptômes, afin d'éviter la transmission de la bactérie à leurs proches et entourage". Il a précisé que la prise en charge des cas de tuberculose se fait au niveau des structures de proximité (polycliniques) et que les médicaments y sont gratuitement administrés aux malades, ajoutant que sur les six mois que dure le traitement antituberculeux, "il est recommandé aux patients de respecter les consignes empêchant de contaminer le reste de la famille durant le premier mois". Il a rappelé à cet égard, "l'obligation d'isolement, du port de la bavette, de l'usage personnalisé du savon, serviette, etc.", assurant que cette pathologie est "guérissable et que les formes sévères et résistantes sont évitables, pour peu que la prise du traitement soit scrupuleusement respectée". Dans le même contexte, Pr Kadi a évoqué les retombées sociétales et économiques de la tuberculose, dans la mesure où les personnes atteintes "peuvent être amenées à s'absenter du travail durant de longs mois". Il a fait remarquer que depuis l'apparition de la Covid-19, une recrudescence du nombre des cas de tuberculose a été constatée à travers le monde, ce qui a incité l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à "appeler à la vigilance et à recourir au diagnostic à temps", assurant qu'en Algérie, "la hausse n'est pas significative". Durant cette rencontre scientifique, nombre de thématiques ont été abordées, à savoir la tuberculose latente, l'apport de la biopsie pleurale pour le diagnostic de la pleurésie tuberculeuse, les difficultés du diagnostic chez les sujets âgés, ainsi que la gestion des effets secondaires du traitement antituberculeux.
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INSP-ENSSEA: accord de partenariat dans la recherche scientifique et les études de santé publique

ALGER - Un accord de partenariat a été signé, mercredi à Alger, entre l'Institut national de santé publique (INSP) et l'Ecole nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée (ENSSEA), en vue de développer les activités communes dans le domaine de la recherche scientifique et des études de santé publique. A cette occasion, le directeur de l'INSP, Abderrezak Bouamra, a précisé que l'INSP tend, à travers la signature de cet accord, à "mettre en place un système de surveillance des maladies et d'analyse de données pour permettre d'améliorer les stratégies mises au point". Pour ce faire, a-t-il ajouté, "l'on s'appuiera sur les spécialités disponibles au niveau de l'ENSSEA, à travers l'introduction de nouvelles techniques et outils dans le processus d'analyse afin de développer les études prospectives, d'améliorer les stratégies, de promouvoir l'échange d'expertises et les services assurés par l'institut". Dans le même sillage, le directeur de l'ENSSEA, Rachid Toumache, a affirmé que la signature de cet accord s'inscrit dans le cadre de "la stratégie de l'école visant à élargir la coopération avec le milieu universitaire aux niveaux national et international", l'objectif étant, a-t-il dit, "d'améliorer les analyses et les prévisions futures en s'appuyant sur les statistiques comme outil d'analyse et en utilisant des techniques comme l'analyse des données, les technologies modernes et l'intelligence artificielle". Les clauses de cet accord prévoient l'organisation d'événements scientifiques conjoints et de sessions de formation sur des questions d'intérêt commun, l'échange d'informations, le renforcement et la gestion des projets de recherche dans les domaines scientifiques relevant des spécialités des deux parties, et le développement de programmes de recherche conjoints en collaboration ou en partenariat avec des universités et des écoles supérieures.
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Appel à adopter une vision proactive dans le domaine de la sécurité sanitaire

ALGER - Le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi a appelé, lundi à Alger, à adopter une vision proactive dans le domaine de la sécurité sanitaire. Lors de sa visite d’inspection à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), M. Saihi a souligné que dans le cadre de la modernisation, il faut qu’il y ait une vision proactive dans le domaine de la sécurité sanitaire, notant que l’Algérie avance "à pas sûrs" dans le domaine de la sécurité sanitaire, d’autant plus que la production des médicaments a enregistré une hausse, durant les dernières années, dans les deux secteurs public et privé. Le ministre a en outre affirmé que le défi actuel est d’"atteindre un plus grand taux de production locale pour couvrir la demande, appelant les producteurs des médicaments et des équipements médicaux des deux secteurs public et privé à emprunter cette voie", cette stratégie étant à même de "créer des postes d’emploi, de préserver la sécurité sanitaire et de contribuer à la création d’une dynamique économique". Le ministre a également invité le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) à élaborer une étude, en coordination avec les services du ministère autour des pathologies et des épidémies en Algérie et à adapter la production des médicaments sur la base de cette étude, en vue de parvenir à l’autosuffisance, conformément à la stratégie nationale de la sécurité sanitaire et au développement de l’économie nationale. M. Saihi a abordé la modernisation de la PCH et le bon de commande électronique qui a permis, a-t-il dit, de "maîtriser le stock des médicaments et de résoudre le problème des médicaments périmés dont les pertes ont été estimées en 2021 à 60 milliards de centimes, contre 20 Mds de centimes en 2022". "Dans le cas où le stock d'un hôpital est maintenu pour plus d'un mois, ce qui signifie une faible utilisation des médicaments, un autre hôpital pourrait en bénéficier afin d'éviter les perturbations et la pénurie", ajoute le ministre. Pour ce qui est de la lutte contre la pénurie, M. Saihi a affirmé qu'en 2023 "aucun cas de rupture n'avait été enregistré, sauf quelques perturbations et ce grâce à la production locale de certains médicaments tels que les anesthésiants". Il a appelé les opérateurs du domaine à "continuer de travailler pour atteindre la sécurité sanitaire". Pour sa part, le président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula a souligné l'importance de la coordination entre le ministère et le Conseil pour orienter la production suivant la demande", affichant "la disposition du CREA à accompagner les efforts de l'Etat dans ce sens". Dans le même sillage, M. Moula a rappelé la création récente de la commission conjointe entre le ministère et le CREA ayant pour mission d'examiner l'état des médicaments. Tous les acteurs du domaine seront impliqués pour atteindre les objectifs escomptés, a-t-il poursuivi. Intervenant à cette occasion, le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), Samir Ferhat a présenté un exposé sur la gestion de la pharmacie et le bon de commande électronique ayant permis le traitement de 99.000 demandes en 2023. A rappeler que le ministre était accompagné lors de cette visite, du président du CREA, du président de l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP), du PDG du groupe Saidal et des directeurs centraux au ministère de la santé.