
L'agitation fébrile de l'exécutif face à la grève des transporteurs routiers en Algérie met à nu une défaillance structurelle : l'inexistence de relais de médiation crédibles. En ayant neutralisé les syndicats autonomes et les corps intermédiaires, le pouvoir a supprimé les « fusibles » nécessaires à la stabilité sociale. Ce face-à-face direct entre le sommet et la base transforme désormais chaque conflit sectoriel en une menace pour l'ordre public, forçant les autorités à alterner entre mesures d'apaisement d'urgence et durcissement sécuritaire pour compenser l'absence de dialogue institutionnel.








