Formation dans les métiers du tourisme : Partenariat entre le groupe HTT et le FNAC

Un ambitieux programme de formation a été lancé, jeudi dernier à l’hôtel Mazafran/Zéralda (Alger), au profit de 3300 professionnels de l’hôtellerie en vue d’améliorer le niveau de performance dans les différents domaines relatifs aux prestations hôtelières.

«Cette formation s’inscrit dans le cadre de la convention signée entre le groupe HTT et le Fonds national de développement de l’apprentissage et de la formation continue visant la modernisation de 68 unités hôtelières relevant de ce groupe», a précisé le PDG du groupe Lazhar Bounafaa. Dans ce cadre, Le HTT s’engage à «améliorer le niveau de performance de la ressource humaine et à la révision de la méthode de travail en tenant compte de la relation existant entre le tourisme et les autres spécialités dont a besoin le secteur pour réaliser le développement et améliorer les prestations».
Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, a déclaré que ce programme a pour objectif de contribuer à améliorer les capacités des travailleurs dans le sens d’une plus grande professionnalisation dans l’hôtellerie et ainsi de participer à la promotion de ce secteur stratégique de l’économie nationale.

En effet, la nouvelle stratégie de l’économie nationale accorde la priorité au tourisme, au même titre que l’industrie et l’agriculture, pour aller dans le sens d’une économie diversifiée et ainsi de moins dépendre des recettes des hydrocarbures.

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, abonde dans le même sens en disant que ces formation «visent à préparer les entreprises économiques touristiques à davantage de compétitivité pour faire face aux grands groupes internationaux qui activent en Algérie, à travers essentiellement des contrats de management et du privé qui est de plus en plus impliqué dans la réalisation d’hôtels». Des formations qui auront aussi comme bénéfice de sauvegarder des postes d’emploi dans un contexte de mutation des métiers et permettre la promotion économique et sociale du travailleur.

Une filière d’excellence dans l’hôtellerie et le tourisme est envisagée avec l’aide des partenaires étrangers qui ont de grandes références dans le domaine. La formation se penchera sur plusieurs thèmes se rapportant au secteur du tourisme, notamment la médecine et l’architecture, précise un communiqué de HTT. Des employés d’hôtels en cours de réhabilitation et de modernisation ou en phase de réalisation sont également concernés par cette formation qui vise les standards internationaux.

Cette session de formation mettra l’accent sur des spécialités telles que «la gestion de la restauration, l’art culinaire, la réception, le contrôle et l’hygiène».
L’acquisition des compétences en hôtellerie est plus qu’une nécessite, notamment dans le secteur public, car les spécialistes affirment qu’il ne s’agit plus de se contenter de réhabiliter des établissements ou se lancer dans des opérations de mise à niveau pour certains et de modernisation pour d’autres pour réussir une stratégie.

La mise en valeur de la ressource humaine est primordiale.
Le Schéma directeur d’aménagement touristique (SDAT) considère que le tourisme ne ressemble à aucune autre activité ; il constitue un assemblage de prestations (transport, hébergement, restauration, loisirs…) reposant essentiellement sur la ressource humaine, sur ses qualités, ses aptitudes et ses qualifications. En effet, pour réunir les conditions d’une véritable «mise en tourisme» de l’Algérie, l’amélioration des compétences et des performances de la ressource humaine est une nécessité primordiale.

La formation de la ressource humaine du secteur du tourisme représente, ainsi, l’un des axes majeurs de la stratégie adoptée par les pouvoirs publics, en vue d’assurer un meilleur encadrement pour le management et la gestion des activités touristiques. Elle constitue l’un des instruments clés de toute destination touristique. 

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CAN-2019 (groupe D). Algérie 2 – Bénin 0 : Les Verts renouent avec la victoire

Stade Mustapha Tchaker (Blida)

Arbitres : Ahmed Sékou Touré,
Aboubacar Doumbouya, Sidiki Sidibé (Guinée)
Buts : Bensebaïni (18’), Bounedjah (73’) Algérie
Avert. : Mounie (Bénin)

Algérie : M’bolhi, Attal, Farès, Tahrat, Bensebaïni, Taïder, Bentaleb, Mahrez (Belfodil 80’), Benzia (Feghouli 72’), Brahimi (Ghezzal 77’), Bounedjah

Entr. : Djamel Belmadi
Bénin : Farnolle, Adnon Khaled, Junior Salomon (Pote 76’), Verdon, Djinka David (Azankpo 60’), Jordan Adam, Mounie, Imorou, Sessignon, Braza (Sissi 80’), Dossou
Entr. : Michel Dussuyer

Dans un stade plein à craquer, la sélection nationale a retrouvé l’ambiance des grands jours de l’enceinte de Mustapha Tchaker de Blida, complètement refaite à l’occasion de la venue du Bénin pour le compte de la 3e journée des éliminatoires de la CAN-2019, prévue l’été prochain au Cameroun.

Les Verts se sont imposés par 2 à 0 et s’emparent ainsi de la tête du groupe D. Le match a débuté timidement pour le onze national face aux Ecureuils bien regroupés en défense et procédant par des contres. D’ailleurs, la première action dangereuse est à mettre à l’actif des visiteurs, signée Dossou qui a «chipé» la balle à un défenseur et d’un tir instantané a failli faire mouche.

Cette action a fait réagir les partenaires du capitaine Mahrez qui ont fait le siège de la défense adverse, bénéficiant de trois corners en trois minutes. Le troisième a fait mouche.

Et c’est le défenseur Bensebaïni qui donna l’avantage aux Verts du plat du pied. Peu après, Bounedjah a failli doubler la mise, mais il a été devancé par le gardien de but Famolle qui a dégagé son camp.

En seconde période, les Verts sont revenus avec l’intention de corser l’addition, mais ce sont les visiteurs qui ont annoncé la couleur, toujours par l’omniprésent Dossou qui a servi son équipier Djinka, lequel de la tête obligea M’bolhi à étaler toute sa classe pour dévier le cuir.

Cinq minutes plus tard, Bounedjah a répliqué par un coup franc bien travaillé, mais sans danger pour le portier béninois. L’entraîneur Djamel Belmadi procéda ensuite aux changements pour donner un nouveau souffle au compartiment offensif. Il a incorporé Feghouli à la place de Benzia.

Et à sa première action, l’attaquant de Galatassaray a servi idéalement de la tête Bounedjah, à la limite du hors jeu, qui s’en est allé seul battre le portier béninois dans le coin opposé (73’). Continuant sur leur lancée, les Verts auraient pu corser l’addition, notamment par Belfodil qui venait à peine d’effectuer son entrée à la place de Mahrez. Bien servi par Bounedjah, Belfodil a raté lamentablement le cadre et l’occasion de signer son retour en sélection nationale.

A la faveur de cette victoire amplement méritée, les Verts prennent seuls la première place en attendant de confirmer leur leadership du groupe en match retour, prévu mardi prochain au Bénin.

Les Ecureuils regagneront leur pays aujourd’hui par un vol spécial, tandis que les Verts les rejoindront le lendemain (dimanche).

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Ils ont dit

-M’bolhi : Il n’a pas été trop sollicité et les deux trois fois où il l’a été il s’en est bien sorti grâce à son placement, sa vista et son calme olympien. Il s’est distingué à la 54’ en s’interposant de fort belle manière sur un heading bien placé de Djinka.

-Attal : Il a réalisé un bon match. Présent défensivement, il a gagné beaucoup de duels contre l’attaquant adverse le plus remuant (Dossu) et, comme à son habitude, il a beaucoup contre-attaqué lorsque l’espace droit était libéré. Il monte, il monte…

-Farès : La grosse satisfaction de la soirée. A l’instar de Attal, il s’est bien défendu sur son côté et s’est souvent porté devant sur son couloir. Défensivement, il a été sans reproche. Un joueur d’avenir sur lequel le sélectionneur peut compter, même si le titulaire du poste a pour nom Ghoulam.

-Bensebaïni : Il s’affirme de match en match. Hier, il a ouvert la voie du succès à la réception d’un centre sur corner de Mahrez. Le jeune Ramy évolue avec le même bonheur sur le côté ou dans l’axe de la défense. Sa polyvalence est un grand atout pour lui et le sélectionneur. Il n’a pas fini de surprendre.

-Tahrat : Il a été sobre et très complémentaire de Bensebaïni. Son positionnement et ses relances propres font de lui un élément sur lequel Djamel Belmadi peut compter malgré la rude concurrence qui existe à ce poste.

-Taïder : Il a été trop discret. Il a traversé le match sans éclat. Son apport dans le jeu n’était pas évident. Sa performance d’hier soir ne plaide pas en sa faveur. Les candidats au poste sont nombreux. Il devrait rapidement se ressaisir s’il veut garder sa place en sélection.

– Bentaleb : Lui aussi n’a pas eu le rayonnement attendu et auquel ses qualités le prédisposent pour être un vrai cadre de l’équipe. Son influence dans le jeu des Verts est de moins en moins évidente comparativement à ses premières apparitions sous le maillot vert.

-Mahrez : Le Mahrez des Verts et celui de Manchester City n’est pas le même. Devant le Bénin, il n’a pas été décisif, même s’il a délivré le corner qui a débouché sur l’ouverture du score. Un joueur au potentiel énorme mais qui n’arrive pas à le confirmer sous le maillot des Verts. Hier, il a été plus combatif que d’habitude, mais sans plus.
-Benzia : La grande satisfaction. Sa technique, son toucher de balle laissent filtrer un talent qui peut apporter beaucoup à l’équipe nationale. Mis en confiance par Belmadi, Yacine Benzia peut aller loin et entraîner avec lui les Verts.

-Bounedjah : Auteur d’un but et d’un match sobre et sérieux, il a confirmé ses talents de buteur et se pose comme sérieux concurrent de Slimani pour le poste d’avant-centre. Hier, il a encore marqué des points.

-Brahimi : Il n’a pas réalisé un grand match, malgré toute la force et la volonté employées pour peser sur la défense adverse. Il a touché moins de ballons que lors de ses dernières sorties et semble avoir été un peu gêné par la redistribution des cartes effectuée par le sélectionneur.

-Feghouli : Il a joué un petit quart d’heure et donné une balle de but. Ce n’est pas rien pour un joueur qui espérait plus de temps de jeu et de présence sur le terrain.

-Ghezzal et Belfodil ont peu joué pour être jugés et notés.

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La DUAC partante, la directrice de l’urbanisme de l’APC bientôt

La directrice de l’urbanisme et de la construction (DUAC) de la wilaya de Annaba est partante. Selon des sources proches de la wilaya de Annaba, elle a été appelée à quitter la wilaya suite à son bilan, qualifié de professionnellement d’insuffisant. «Elle quittera Annaba dans quelques jours pour occuper un autre poste dans le même secteur.

Sa tutelle a décidé ainsi suite aux nombreuses dénonciations, semble-t-il, des investisseurs locaux n’ayant pas pu concrétiser leurs projets respectifs suite à la lourde bureaucratie qu’elle leur imposait» révèlent des sources administratives de la wilaya. Vraisemblablement, c’est la directrice de l’urbanisme de la commune chef-lieu qui lui emboitera le pas prochainement. Adoptant le même comportement que celui de la DUAC, sinon pire, cette responsable fait la pluie et le beau temps dans le service technique du chef-lieu de wilaya.

De l’avis même de ses collègues, la majorité des dossiers de permis de construire n’a pas eu le «privilège» d’être traitée dans les délais impartis par la réglementation en vigueur. Secondée par un élu, transfuge du parti des travailleurs, ils se sont alliés, pour rendre, à titre d’exemple, l’itinéraire d’un demandeur de permis de construire un parcours de combattant. Ce qui n’est pas le cas pour plusieurs d’autres, privilégiés, ayant pignon sur rue. «Je vous confirme, documents à l’appui, que des situations frappantes de dépassements, telle que l’attribution de certificats de conformités ont été accordées par cette administration en faisant fait des lois de la République.

Parallèlement, d’autres cas de droit flagrant ont été bloqués par cette même responsable qui semble agir au gré de son humeur» se plaigne l’une des victimes de cette responsable. Ignorant certainement ce fait accompli, nuisible à plus d’un titre au développement de la misérable ville de Annaba, le nouveau wali, Toufik Mezhoud devrait impérativement s’y pencher pour y remédier à cette situation. Après avoir décidé d’achever l’attribution de ce qui reste des 7000 logements sociaux locatifs, il a pris son bâton de pèlerin pour inspecter les chantiers des projets structurants en cours de réalisation telle que la nouvelle gare maritime au port de Annaba.

Cependant, force est d’insister que tant que ces deux responsables de l’urbanisme demeurent un facteur de blocage à Annaba, l’émancipation de la ville ne sera pas pour demain. Les écarter et les remplacer par d’autres, plus compétents et sensibles au développement des investissements locaux serait un mal nécessaire. Le wali de Annaba est désormais devant ses responsabilités puisque la résolution de ce blocage passe, inéluctablement, par leur départ. À suivre…

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Conférence de presse de l’ambassadeur Américain, John P. Desrocher, à Alger : «Manque de transparence et de prévisibilité»

Les Algériens n’ont pas jugé utile de communiquer sur les pourparlers ayant eu lieu le 2 octobre à Washington sur l’accord-cadre sur le commerce et l’investissement (TIFA) avec le gouvernement des Etats-Unis.

Ce dernier l’a fait jeudi dernier par le biais de son ambassadeur en Algérie, John P. Desrocher, lui-même représentant de son pays lors de ce 6e round de négociations. Le diplomate américain a animé une conférence de presse à Alger. Il a répondu à toutes les questions des journalistes. Même avec un habillage diplomatique, son verdict est sans appel. «Ce que j’entends le plus souvent de la part des entreprises américaines qui envisagent d’investir en Algérie, c’est que des problèmes tels que les restrictions à l’importation, la lourdeur de la bureaucratie, les mesures réglementaires et les difficultés de transfert monétaire réduisent l’attrait de l’Algérie en tant que destination des investissements», indique John P. Desrocher, qui plaide pour des relations commerciales libres, justes et équitables.

Le diplomate américain, qui dit suivre de près ce qui se passe en Algérie, demande plus de transparence, une grande lisibilité et la prévisibilité ainsi que le libre accès au marché algérien pour les entreprises américaines. L’ambassadeur américain est revenu, lui aussi, à l’instar de ses prédécesseurs, sur la règle 51/49 qui semble représenter un frein pour les investisseurs américains. «Il est clair que cela diminue l’attractivité, mais certains arrivent à gérer», soutient-il, en précisant que «tout dépend des stratégies des uns et des autres». «Notre rôle à l’ambassade est d’aider les entreprises américaines à comprendre ce qui est nécessaire pour réussir en Algérie et d’aider celles qui décident d’entrer sur ce marché. Beaucoup sont déjà ici et beaucoup d’autres sont intéressées», déclare le diplomate qui se dit convaincu que l’intensification des échanges et des investissements avec les Etats-Unis contribuera à réaliser l’objectif déclaré du gouvernement algérien de diversifier et de renforcer son économie.

A une question de savoir si les Etats-Unis avaient accédé à la demande de l’Algérie de la supprimer de la liste des pays qui font l’objet d’une surveillance intensifiée pour les atteintes à la propriété intellectuelle, l’ambassadeur américain a esquissé une réponse diplomatique en affirmant que les Etats-Unis accordent une très grande importance à la propriété intellectuelle. C’est une priorité pour le gouvernement américain qui tient à protéger des domaines variés, entre autres, les secteurs de l’informatique, les logiciels et la pharmacie. «La délégation américaine a souligné l’importance des droits de propriété intellectuelle et de la protection des données pour une relation commerciale saine et la délégation algérienne a décrit les mesures prises pour garantir le respect des normes internationales en matière de DPI.» Les Algériens comprennent la valeur de la propriété intellectuelle, souligne John P. Desrocher, pour qui pour «attirer d’autres investissements américains en Algérie nécessitera plus de transparence, plus de prévisibilité et un meilleur accès aux marchés».

Sur la question de l’achat de l’armement russe par l’Algérie et les éventuelles sanctions dont elle pourrait faire l’objet, le représentant américain, qui a refusé d’aborder le volet de la stabilité politique en Algérie, a mis l’accent sur «les activités malicieuses de la Russie» et souligné que son gouvernement poursuit la discussion avec l’Algérie sur le sujet.

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Samir Zerrouki. Bédéiste et illustrateur : «J’aime faire rire les autres à travers mes dessins»

Installé en Tunisie depuis 2006, le bédéiste algérien Samir Zerrouki a participé au 11e Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA). Avec son sourire et son humour décapant ne le quittent jamais, Samir Zerrouki se confie à nous avec beaucoup de sincérité.

 

Quelles sont vos impressions sur votre participation au 11e Festival international de la bande dessinée d’Alger ?

Je suis heureux d’être dans mon pays et de pouvoir participer à cet important événement. Je suis aussi ravi de présenter ma première bande dessinée, Comment se débarrasser de nous pour un monde meilleur. Je trouve que le Festival international de la bande dessinée d’Alger est un festival de référence. J’ai fait de belles rencontres. Il y a du beau monde qui a été invité au festival. Je suis vraiment impressionné par l’énergie des jeunes, en l’occurrence les cosplayers et les mordus de mangas.

Comment s’est faite votre rencontre avec la bande dessinée ?

Comme tout dessinateur qui se respecte et qui n’aime pas l’école, il finit dans le dessin. Je ne parle pas de don, car je n’y crois pas. J’ai commencé à dessiner très jeune. Je me souviens avoir commencé à dessiner sur la table d’école et sur mes cahiers. Il faut dire que mon leitmotiv est de faire rire les autres. J’adorais faire rire mes camarades en faisant des caricatures de nos professeurs. A l’époque, j’avais parcouru l’ensemble des bandes dessinées de Mahfoud Aïder. J’aimais aussi les caricatures d’Ali Dilem. Il faut avouer que j’ai commencé à recopier ce que faisait Aïder Mahfoud.

Petit à petit, je suis allé vers cela. Par la suite, j’ai plongé complètement dedans. J’ai fait l’Ecole des beaux-arts d’Alger en 1999, mais je n’ai jamais terminé mes études car je n’ai jamais aimé cette école.
J’ai fait trois ans d’études là-bas. Je me suis orienté après vers la publicité. Je me suis installé en Tunisie en 2006, où j’ai fait dix ans de publicité. J’ai très bien travaillé dans ce domaine. Sans prétention aucune, je faisais partie des bons éléments. Il faut avouer que la publicité n’a jamais été ce que j’aimais.

Je m’ennuyais un peu dans cette discipline. Ce qui me manquait, c’était le dessin et le besoin de dire. J’ai donc créé des blogs sur internet. Mon premier blog s’appelait «Yahia boulahia», où je commentais l’actualité politique et sociale tunisienne.

C’était surtout pour contrer la montée de l’islamisme. Je n’avais pas créé ce blog pour me faire connaître, mais je l’ai fait pour dénoncer un fait. J’ai vu la montée de l’islamisme en Tunisie en 2011 ; comme j’avais vécu cela en Algérie, j’ai essayé d’avertir les Tunisiens. J’ai créé un personnage religieux qui faisait des fatwas. Pendant trois ans au quotidien, je faisais une fatwa mais en même temps je traitais de l’actualité. Cela a super bien marché. J’ai été beaucoup sollicité pour faire des expositions et plein d’autres choses intéressantes.

Mais après, j’en ai eu marre de cela. Vous déprimez après quand vous traitez toujours de l’actualité au quotidien. J’ai décidé après de créer un autre blog exclusivement humoristique. C’était bien sûr en en parallèle de la publicité. En 2016, j’ai quitté la publicité pour éditer ma première bande dessinée, «Comment se débarrasser de nous pour un monde meilleur qui a très bien marché. Ma Bd a été éditée en France et en Tunisie. J’ai fait trois mois tête de gondole auprès de la Fnac en France comme meilleures ventes.

Votre bande dessinée Comment se débarrasser de nous pour un monde meilleur est une prise de conscience pour dire que les défauts existent dans les pays maghrébins ?

Cette bande dessinée se décline sous la forme d’un manuel avec dans chaque page une solution pour se débarrasser des Arabes. C’est une bande dessinée pour nous critiquer et critiquer ce qui va mal dans notre société. Je ne corrige personne, mais je dis comment nous sommes, nous les Maghrébins. Nous avons toujours tendance à dire que le mal vient de l’extérieur. J’ai fait cette BD pour m’adresser au Maghreb. C’est pour cela que je l’ai présentée en langue française. Je m’adresse à l’Algérie, à la Tunisie et au Maroc. J’ai essayé de traiter uniquement de sujets qui parlent à ces trois pays.

C’est une bande dessinée qui n’est pas politique, mais sociale. J’ai pointé du doigt tout ce qui ne va pas dans la société dont, entre autres, le chômage, le mariage, la mixité, les trottoirs. Je tourne en dérision nos petits défauts. J’ai mis six mois pour réaliser cette bande dessinée. Mon album est disponible à Alger au niveau de la librairie L’Arbre à dire et celle du Tiers-Monde. Ma Bd est disponible également dans toutes les libraires tunisiennes, françaises et belges.

Vous considérez-vous comme un porte-parole puisque vous véhiculez des messages à travers vos bulles ?

Je ne vais pas jusqu’à m’appliquer ce terme de porte-parole. Mais moi, j’ai des choses à dire, c’est pour cela que j’ai choisi la Bd. J’ai plutôt des messages à transmettre. Peut-être que tout le monde ne sera pas d’accord avec moi, mais c’est ma vision des choses.

La bande dessinée tunisienne a-t-elle un écho favorable auprès de ses lecteurs?

Je fais partie d’un collectif de bande dessinée tunisien qui s’appelle Le lab 619. C’est un périodique trimestriel. La bande dessinée en Tunisie ne se porte pas aussi bien qu’en Algérie.
En Algérie, il y a quelques maisons d’édition spécialisées dans le 9e art ; il y a également beaucoup d’auteurs algériens qui se produisent. En Tunisie, il existe seulement le collectif dont je fais partie qui est actif. Il y a, bien entendu, quelques autres bédéistes qui essayent de faire quelque chose. La bd tunisienne n’est pas aussi radieuse qu’on le pense.

Quels sont les auteurs et bédéistes qui vous ont inspiré ?

Sans hésitation aucune, je citerai en premier lieu l’excellent bédéiste algérien Mahfoud Aïder. J’ai dévoré toutes ses bandes dessinées. J’apprécie aussi le caricaturiste Dilem. J’aime bien aussi les bédéistes contemporains argentins, espagnols et français. J’ai aussi une grande préférence pour la bande dessinée belge, avec l’incontournable Astérix.

Pensez-vous qu’un artiste se doit d’être engagé dans son travail ?

Je pense que le mot artiste ne doit pas être appliqué à n’importe qui. Je n’aime pas parler de moi. Je sais une chose, c’est que je tape souvent fort dans mes dessins. Quand on est fidèle à ses valeurs, on les retranscrit dans notre travail. On n’est pas obligé d’être engagé politiquement.

Pensez-vous que les réseaux sociaux sont nécessaires pour rester visible dans le circuit ?

Pour ma part, je reconnais avoir utilisé le Net via un blog pour me faire connaître. Les réseaux sociaux permettent également d’échanger et de partager des expériences. Je pense que c’est une ouverture sur le monde qui permet d’avoir beaucoup d’opportunités de travail.

Planchez-vous actuellement sur un autre projet ?

Je suis en train d’écrire une nouvelle bande dessinée qui sortira l’année prochaine en Tunisie.

 

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Hôpital Ahmed Ben Bella de Khenchela : L’unité de cardiologie affiche un bilan largement positif

Vu les chiffres de fréquentation sept mois après son ouverture, on peut dire que l’unité de cardiologie de l’hôpital Ahmed Ben Bella, au chef-lieu de la wilaya de Khenchela, a répondu à un vrai besoin de la population locale, surtout que les maladies cardiovasculaires sont en nette augmentation dans la région.

La nouvelle unité, qui fonctionne avec un seul cardiologue, le Dr Salhi Faouzi, a accueilli en six mois, plus de 614 malades souffrant de cardiopathie, dont deux cas présentant des anomalies congénitales : le ventricule droit à double issue (VDDI) et l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Environ 1000 consultations de cardiologie et près de 800 échocardiographies ont été pratiquées à titre externe dans la même période, réalisées au niveau de la nouvelle polyclinique située au nouveau pôle sur la route d’Elaizar, ce qui est un chiffre énorme pour un seul médecin spécialisé en cardiologie. L’existence de ce service a permis aussi à 30 malades originaires de Khenchela de bénéficier d’une coronarographie (un examen radiologique permettant de visualiser les artères coronaires), et angioplastie coronaire au niveau du CHU de Annaba, après leurs évacuations en urgence.

Les actes médicaux ont été pratiqués par le même médecin spécialiste, Salhi Faouzi, qui a accompagné les malades dans leur déplacement. Nous avons également été informés que l’hôpital Ahmed Ben Bella prévoit de réaliser l’implantation du stimulateur cardiaque, ou pacemaker (pile cardiaque), localement dans les prochains jours. À souligner que les citoyens de Khenchela étaient inquiets depuis des années face à l’absence totale de médecins spécialistes en cardiologie à travers toute la wilaya, qui compte une population d’environ 400000 habitants, et ce, autant dans les établissements publics que dans les structures privées. Cette situation préjudiciable a obligé les Khenchelis à se déplacer vers les wilayas voisines telles que Batna, Constantine et Oum El Bouaghi.

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Tipasa. Les bibliothèques principales : Projection dans l’avenir

Des recommandations avaient émané des débats animés durant deux jours (2 et 3 octobre 2018) par les membres du Cerist, du RIBU (Réseau interbibliothèque universitaire) et des chercheurs universitaires.

La constitution des commissions régionales composées des professionnels des bibliothèques, des académiciens et des spécialistes dans les nouvelles technologies et les réseaux dans le but d’établir un état des lieux exhaustif des bibliothèques principales en vue de répondre aux normes qui permettent d’intégrer le réseau ; établir un cahier de charges pour l’élaboration d’un réseau national des bibliothèques principales et de leurs annexes ; la nécessité de la formation continue au profit du personnel des bibliothèques principales de lecture publique ; l’installation d’un système antivol au niveau de chaque bibliothèque tout en favorisant l’accès libre aux lecteurs ; telles sont les recommandations proposées par les participants à ce séminaire national, en l’occurrence les responsables des bibliothèques principales des 43 wilayas du pays.

la Méthodologie et les démarches

La projection d’un documentaire sur les accès au niveau de la bibliothèque principale Assia Djebar aura donné des idées. L’achat groupé des équipements du système antivol par la tutelle est souhaité par les bibliothécaires. L’animatrice Iftini Lilia, chef de département du service des usagers à la bibliothèque principale à Tipasa, déclare : «Trois illustres universitaires, Mme Zerari Farida, MM. Hamitouche Mourad et Meftouh Nordine sont intervenus pour nous dévoiler leurs expériences vécues au RIBU, notamment en matière de méthodologie et les démarches qui avaient été à l’origine de la création du réseau, nous avons retenu leurs leçons afin d’éviter les difficultés rencontrées dans leurs démarches, dit-elle ; sincèrement, tous les participants étaient très attentifs pour apprendre l’essentiel avant de rejoindre leurs bibliothèques», conclut-elle.

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L’EN sur la bonne voie

L’équipe nationale version Djamel Belmadi a montré des signes prometteurs, hier à Blida, à l’occasion du match contre le Bénin (2-0). Sans sauter au plafond, il y a lieu de souligner la bonne tenue de l’équipe, surtout en début de partie. Cette sortie avait valeur de test pour le sélectionneur et les joueurs alignés.

Le retour à Tchaker a certes été gagnant, mais il y a loin encore de la coupe aux lèvres tant les attentes sont grandes du côté des supporters impatients de retrouver les Verts comme ils les aiment. C’est-à-dire conquérants, prenant des risques et des initiatives, conduisant le jeu au lieu d’attendre les fautes de l’adversaire pour marquer. Au niveau de la volonté, de l’allant, c’est encourageant en attendant la suite et les matchs de gala contre les cadors du continent en phase finale de la CAN-2019 au Cameroun… ou ailleurs.

Les camarades du capitaine Riyad Mahrez ont savamment construit leur succès. Bien en place défensivement, ils ont bien aéré le jeu en début de partie, ne laissant pas d’espace aux Ecureuils. Le but de Bensebaini (20’) consécutivement à un corner tiré par le capitaine Mahrez a instauré une forme de confiance au sein du groupe et lui a permis ensuite, jusqu’à la mi-temps, de bien contrôler le jeu. Après la pause, les Verts ont bien géré leur petite avance malgré le réveil des Béninois qui auraient pu revenir au score à la 54’ si ce n’était le beau réflexe du gardien Raïs M’bolhi qui est allé chercher une balle qui prenait la direction de ses filets sur une magistrale reprise de la tête de Djinka.

Sentant le danger d’un toujours possible retour au score des visiteurs, l’équipe d’Algérie a mis plus de rapidité dans le déclenchement de ses attaques ce qui a eu pour conséquence des situations de jeu et d’opportunité de score de plus en plus nombreuses. Le match a finalement basculé à la 74’ lorsque sur une déviation de la tête du rentrant Sofiane Feghouli, l’avant-centre Baghdad Bounedjah s’en est allé seul battre le gardien du Bénin et assurer le succès des Verts.
Hier soir, les joueurs de Djamel Belmadi ont rempli leur contrat et se sont hissés à la première place du groupe qu’ils conserveront quel que soit le résultat du «retour», mardi prochain au Bénin. A présent, le sélectionneur peut poursuivre l’œuvre de redressement entamée sous sa direction. Les Verts sont, de nouveau, sur la bonne voie.

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